Être moins qu’un chien c’est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l’indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. C’est, heurté aux refus et vexations, à la dépossession, comprendre très vite que, si l’on n’accepte pas de se plier aux codes esthétiques dominants, si l’on est porteur d’un monde aussi neuf et intransigeant que l’œuvre mingusien, l’on ne pourra jamais vivre correctement de sa (…)
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Traduction
Articles
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Moins qu’un chien
19 février, par Varoujan -
Avis de recherche
1er août 2006La nouvelle vague de poètes d’Arménie et de sa diaspora est présentée ici pour la première fois en version bilingue, révélant une poésie qui marque une véritable rupture avec celle des périodes précédentes tout en perpétuant une riche et longue tradition. Les poèmes retenus pour cette anthologie sont représentatifs d’une littérature en pleine mutation, après les épreuves de la dispersion et de l’épisode soviétique. C’est pourquoi l’on retrouvera ici les textes d’auteurs nés après la Seconde (…)
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Ces interdits qui nous hantent
1er octobre 2008Sadik Jalal Al-Azm est l’un des grands intellectuels du monde arabe et l’un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes : le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel ; dans le deuxième, l’auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l’attaque du 11-Septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement ; dans le (…)
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Journal de déportation
1er février 2010Septembre 1915, Istanbul. Un soir, on frappe à la porte : « Yervant Odian est-il là ? ». Dès lors, l’implacable organisation génocidaire turque va l’entraîner sur les routes et dans les sinistres camps du désert syrien. Au sein des colonnes de déportés, il rejoint le destin de ses compatriotes arméniens, bien que se considérant presque comme un « privilégié », en raison de son statut d’écrivain reconnu. Immergé dans un quotidien de tortures, glacé d’horreur devant les situations (…)
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Seuils
26 août, par VaroujanPremier volet d’une large fresque autobiographique, Seuils retranscrit les atmosphères d’une enfance beyrouthine. Composé en cinq scansions, le récit, d’une écriture résolument contemporaine, se focalise sur la découverte d’une liasse de photos de famille. Sur la sollicitation d’une voix, le narrateur retranscrit ces scènes de vie autour des personnages de trois femmes, Elmone, la tante, Vergine, la grand-mère, et Antika, la voisine. Construit comme une mosaïque, dans une langue ciselée, le (…)