La guerre entre les hommes se poursuit et prospère, mais deux points signent la déshumanisation de ce qui est longtemps resté proprement humain, malgré sa cruauté, jusqu’à la Première Guerre : d’une part -l’immense développement de la technologie et d’autre part l’irrationalisation des buts de guerre. Ces deux éléments entraînent un passage accéléré de la guerre au massacre. La limitation technique a changé de registre. Comment garder mesure humaine quand les moyens de la guerre englobent la (…)
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Anthologie
Articles
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Masques et figures de la guerre
1er mai 2012 -
Identités à la dérive
1er janvier 2012Que s’est-il passé, qu’est-il arrivé à notre monde, à notre perception du monde, pour que nous ayons pour la plupart oublié voire dénigré nos secondes patries ? Il n’y a pas si longtemps : ce qui nous tenait lieu d’identité se revendiquait d’un vigoureux universalisme. Identités à la dérive, cycle de conférences, aborde les aspects historiques et sociologiques de cette notion (notamment autour de la question de l’intégration, devenue critique en France et en Europe, tant aux niveaux (…)
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Le proche et le lointain
1er mars 2012La période postcoloniale a été marquée par des critiques de l’orientalisme et de l’anthropologie. Un genre est né. Il a pour objet la déconstruction de ces savoirs et le dévoilement de leurs présupposés idéologiques. L’observateur, le plus souvent anthropologue occidental, est observé par des auteurs appartenant aux sociétés qui ont été l’objet dominant de l’anthropologie. L’arroseur est arrosé. Dans ce travail, Hassan Rachik, s’inspirant des acquis de la sociologie de la connaissance, (…)
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Lectures du roman de Baybars
1er octobre 2003« Le Roman de Baybars fait partie de cet univers qu’on nomme « littérature populaire », produite dans le monde arabe du second Moyen Âge, pendant une période qui va du xiie au xve siècle, du temps des croisades à celui de l’expansion méditerranéenne de l’Empire ottoman. Cette geste ou sira aux nombreuses variantes est centrée sur les aventures du sultan mamelouk Baybars qui, au xiiie siècle, reprend la lutte, abandonnée après la mort de Saladin, contre les princes croisés.L’intérêt de ce (…)
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Emprises de la violence
1er janvier 2013Outre les formes proprement politiques, juridiques et militaires de violence ouverte — l’état d’exception et la guerre —, de façon insidieuse et captieuse, souvent perverse, de très grandes violences de tout autres types sont faites aux hommes de notre temps. Par des voies et moyens contournés, nous en sommes arrivés à considérer comme naturelles, allant de soi, toutes sortes de coercitions quotidiennes, chroniques, qui nous assaillent et nous séquestrent, sans que personne l’ait décidé, (…)
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Crises ?
1er septembre 2013« Crises ? » : ce titre en forme d’interrogation est révélateur de combien le terme de « crise » — ici volontairement pluriel — fait justement question. Constamment invoqué, appliqué aussi bien à l’État, l’économie, l’urbain ou à l’humain en tant qu’espèce, il a vu son sens s’égarer dans un lacis d’impré-cisions et d’approximations. Pris à bras le corps par les invités du 10e cycle de conférences de l’association Échange et diffusion des savoirs, le concept de crise est ici passé au crible (…)
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Architecture Dispositif
1er novembre 2012De la critique théorique à l’analyse des tendances, de la théorie des objets à la scénographie ou à l’aménagement du territoire, l’architecture est toujours un projet. Elle interroge par le projet, invente formes et concepts ; participe davantage à la transformation des sujets, des manières d’être et de percevoir qu’elle ne construit des bâtiments. L’objet qu’elle partage avec tous les producteurs de sens ou de forme est « l’invention de nous-mêmes ». Le « dispositif architecture » décrit (…)
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Le piéton chronique,
Carnet de promenades
1er novembre 2011« La marche à pied est une maladie chronique et inoffensive. Elle est commune à une grande part de l’humanité. On peut la rendre plus singulière en la pratiquant dans un espace déterminé, en lui consacrant régulièrement des comptes-rendus (il vaut mieux qu’ils soient brefs) et en assortissant ceux-ci de petites images (la linogravure convient parfaitement à ce genre d’exercice). » Une dizaine d’années durant, Michéa Jacobi a revêtu les habits de ce « piéton chronique » promenant son carnet (…)