« Le Bois de Vincennes s’étend de la Marne au Don et même plus bas, couvrant aussi une grande partie de la mer Noire. Il atteint parfois le ciel. Il passe par-delà mes nostalgies et mes souvenirs. Il plane au‑dessus d’une patrie utopique et inconnue. » Méditation d’un poète en exil sur son destin singulier et sur le destin de son peuple, réflexion sur l’Occident, tentative d’intégrer l’exil dans un langage, Le Bois de Vincennes est tout cela à la fois, mais il est d’abord l’un des plus (…)
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Arménie
Articles
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Le bois de Vincennes
1er juin 1993 -
Asphalte
24 octobre 2025, par Varoujan« Minas s’est approché du camion. Lorsque l’un des ouvriers place le seau sous l’ouverture d’où l’asphalte s’écoule en lançant un jet de vapeur en direction de Minas, il se cache la figure dans les mains, il tousse pour dégager sa gorge qui s’étrangle, il ouvre les yeux et, à l’instant même où il les ouvre, sur l’asphalte qu’on est en train d’étendre dans la rue, il voit Nicole qui marche main dans la main avec Monique, de sa démarche majestueuse, gaie, plus gaie et plus magnifique que les (…)
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Jours de cendres à Istanbul
1er janvier 2004En une nuit, six cents intellectuels arméniens sont arrêtés dans tous les quartiers de la cosmopolite Istanbul. Cette rafle du 24 avril marque le début du génocide de 1915.La jeune Berdjouhi est l’une de ces épouses qui attendront en vain le retour des déportés. Elle devra vivre seule dans la grande capitale ottomane, devenue hostile.Le récit débute le jour où son mari, le militant Sarkis Barseghian, est emmené. Suivent alors cinq années de solitude où Berdjouhi va lutter contre le (…)
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Le Kemp, une enfance intra-muros
1er avril 2001Vienne 1922 : une ancienne usine d’armement désaffectée.Là, quelques entreprises textiles du couloir rhodanien vont loger ces travailleurs venus de loin. L’après-guerre nécessite un surcroît de main-d’œuvre que l’on va chercher jusque dans les orphelinats du Moyen-Orient où sont regroupés les rescapés du génocide de 1915. C’est une nouvelle vie arménienne dans ce « Kemp », sorte de communauté ouvrière, ici restituée par l’un de ses habitants qui aura ainsi vécu son enfance « intra-muros (…)
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Moi, Azil Kémal, j’ai tué des Arméniens
1er avril 2013Le capitaine de l’armée ottomane Azil Kemal est marié à Enza, une Arménienne. En 1915, il reçoit l’ordre de procéder à l’extermination des Arméniens des villages de la région d’Erzeroum. Il va rédiger alors un journal qui relate ces semaines de tourments entre trahison des siens et mission militaire. Le récit s’articule autour de la traduction de ce carnet retrouvé dans les archives familiales du narrateur qui replace les interrogations d’un des acteurs du crime collectif dans un contexte (…)
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Le monastère, journal d’un religieux
1er mars 1988Dernière œuvre de Dikran Tcheugurian, jeune écrivain victime parmi d’autres du génocide de 1915, ce journal d’un religieux illustre le drame d’une sensibilité déchirée entre les impulsions d’une nature délicate, ardente et généreuse, et la condition de clerc célibataire. Un monastère, des moines, des orphelins sur fond d’événements dramatiques, Chouchane, présence féminine insolite — autant d’images d’une culture en survie dans un style résolument incisif participant d’un renouveau de la (…)
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La question arménienne
1er mars 1983De la fin du xixe siècle jusqu’à nos jours, la Question arménienne a subi des métamorphoses et le théâtre de ses faits s’est déplacé. La Question arménienne c’est tour à tour la question des réformes à accomplir dans les provinces orientales de l’Empire ottoman, le problème du droit à l’existence d’une minorité chrétienne en Asie Mineure ou celui des apatrides arméniens et de leur dispersion mondiale avec la dualité Arménie soviétique-diaspora. Après la Seconde Guerre mondiale, la Question (…)
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Papkèn
20 novembre 2024, par Varoujan« Et maintenant, dit Papkèn, nous sommes ici ensemble. Peux-tu me dire pourquoi tu as choisi ce lieu en Haute-Provence aride, cette ruine perdue sur une colline déserte ? »
Il ne s’agit pas ici d’une biographie du père de Ovannès Bodossakis, mais bien d’un récit nourri d’une trentaine d’années d’échanges complices entre un fils et son père dans le cadre d’une bâtisse de Provence. La chronologie s’efface au gré des souvenirs que suscitent un lieu, un parfum, une sensation ; le père va (…) -
Nos terres d’enfance
1er août 2010Le parcours des « terres d’enfance » proposé dans ce livre, de la banlieue new-yorkaise à Téhéran, de Bagdad à Bakou, de Erevan à Istanbul, de Beyrouth à Trébizonde, de Paris à Mouch, gomme volontairement l’espace et le temps. Tous les acteurs de ces voyages involontaires, sous une forme ou une autre, ont écrit sur les paysages ruraux ou urbains de leur enfance, retrouvant dans des quotidiens contrastés la marque de leur appartenance multiple : une identité revisitée dont chaque signe est (…)
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Journal de déportation
1er février 2010Septembre 1915, Istanbul. Un soir, on frappe à la porte : « Yervant Odian est-il là ? ». Dès lors, l’implacable organisation génocidaire turque va l’entraîner sur les routes et dans les sinistres camps du désert syrien. Au sein des colonnes de déportés, il rejoint le destin de ses compatriotes arméniens, bien que se considérant presque comme un « privilégié », en raison de son statut d’écrivain reconnu. Immergé dans un quotidien de tortures, glacé d’horreur devant les situations (…)