Cette anthologie propose une promenade dans la ville à travers la littérature. Celle-ci, en donnant consistance à l’espace qu’elle nomme, décrit, évoque, invoque, nous en offre une précieuse intelligence sensible. Ce n’est pas un panorama, mais une sélection personnelle, donc subjective. Depuis le début des années 1980, au gré de ses lectures Jean-Charles Depaule a recueilli ces textes qui, de James Agee à Émile Zola, en passant par Marguerite Duras, Jean Echenoz, William Faulkner, Barbara (…)
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Voyages
Articles
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L’impossibilité du vide
18 mai 2016, par Varoujan -
Sur les rives du Tigre
17 mars 2022, par VaroujanÀ l’ombre des antiques murailles de basalte de Diyarbakır-Tigranakert, la cité du roi arménien Tigrane Le Grand, un quartier aux rues étroites, les portes aux heurtoirs ciselés ouvrent sur des maisons aux toits-terrasses, où l’on dormait à la belle étoile tout l’été, derrière les toiles blanches tendues. Margossian, « Maître Margos » pour les Kurdes, est la voix de son pays natal. Il raconte la vie de ces quelques familles de rescapés arméniens, réfugiés après 1915 dans ce « quartier des (…)
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Césarée
14 septembre 2024, par VaroujanDe retour à Istanbul, après un séjour à Marseille et en Égypte, Vahan Tékéyan est nommé en 1913 directeur d’un établissement d’enseignement en Anatolie. Il prend le train pour se rendre à Césarée (Kayseri), ville d’origine de ses parents, dont les récits ont bercé son enfance. Tout au long du trajet et du séjour, il prend des notes et remplit ses carnets.
Sept années plus tard, ces pages paraîtront en feuilleton dans un quotidien arménien avec la mention explicite « en souvenir », pour ne (…) -
André Ravéreau, l’atelier du désert
1er novembre 2003Lorsque André Ravéreau découvre les cités du M’Zab, par‑delà le choc émotionnel, il prend conscience de ce que peut apporter cette architecture dans la définition de nouvelles pratiques. Et c’est pour renforcer sa compréhension du lieu qu’il y anime un atelier destiné à perpétuer et à protéger ce patrimoine ; un « atelier du désert » qui verra se succéder plusieurs générations de jeunes architectes venus se confronter à cette gestion du territoire tout à la fois respectueuse du contexte (…)
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Le Burundi
1er novembre 1986 -
Nord-Cameroun, montagnes et hautes terres
1er avril 1982L’architecture traditionnelle — pour conserver l’appellation la plus directement signifiante — reste l’enseigne ethnique la plus démonstrative, mais aussi, souvent, la plus menacée. La Collection Architectures traditionnelles se propose de dresser, dans une grande diversité de situations géographiques, un état de l’architecture, tout en relevant les strates du passé et en projetant des évolutions en cours. Elle questionne cette manifestation la plus complète sans doute des cultures humaines, (…)
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Rives coloniales
1er septembre 1993 -
Desire Lines
22 février 2015David Mangin ne laisse pas de répit au temps. Un trajet en métro, en taxi, un moment à la table d’un café : chaque instant libre, chaque pause ou temps mort est l’occasion pour lui de tracer, au feutre ou au stylo, une impression fugitive, une scène captée sur le vif, un paysage qui évolue… Si « desire line » désigne en anglais le plus court chemin, l’expression est ici synonyme d’instants capturés puis restitués, dans de précieux carnets, en autant de croquis au trait rapide, urgent. Au gré (…)
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Le temps de l’île
20 juin 2019, par VaroujanLe temps est venu de restituer aux îles, intrigantes, obscures, désirées, leur complexité et leur ambivalence. Le temps d’aller au-delà de l’exotisme qu’elles incarnent, et d’atteindre leurs « effets » — ces effets-îles qui opèrent de la biologie à l’art contemporain, de la géopolitique à l’immensité mythologique, philosophique ou poétique. De l’Odyssée à Robinson Crusoé, de Venise à Koh-Lanta, de Lampedusa à L’Île mystérieuse. Car l’île nourrit les sciences et aiguise les appétits (…)
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Le proche et le lointain
1er mars 2012La période postcoloniale a été marquée par des critiques de l’orientalisme et de l’anthropologie. Un genre est né. Il a pour objet la déconstruction de ces savoirs et le dévoilement de leurs présupposés idéologiques. L’observateur, le plus souvent anthropologue occidental, est observé par des auteurs appartenant aux sociétés qui ont été l’objet dominant de l’anthropologie. L’arroseur est arrosé. Dans ce travail, Hassan Rachik, s’inspirant des acquis de la sociologie de la connaissance, (…)