La case obus est cette forme architecturale si singulière qu’elle avait marqué André Gide lors de son séjour en Afrique dans les années vingt. Notées par tous les voyageurs et missionnaires comme formes inédites, ces architectures ont été attestées dans le Nord Cameroun et au Tchad où vivent les Musgums, peuple de pêcheurs et d’éleveurs de poneys. Véritable curiosité coloniale, elles ont suscité de nombreuses descriptions imagées : « poterie cuite par le soleil ardent », « pains de sucre », (…)
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Anthropologie
Articles
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La case obus
1er décembre 2003 -
La maison d’Adam au paradis
1er novembre 2017, par VaroujanDe même qu’il n’y a de paradis que perdu, la « maison première », la « cabane primitive », sorte d’habitat idéal, n’appartient pas à une réalité concrète, solide, historique ou préhistorique. Pour autant, si l’on ne peut rien savoir d’elle avec certitude, si seul l’imaginaire peut en ouvrir la porte, elle occupe, selon Joseph Rykwert, une place fondamentale dans la conception architecturale, toutes traditions confondues. Qu’il se la représente comme une image repoussoir, produit d’une (…)
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Rives coloniales
1er septembre 1993 -
Yertik
19 septembre, par VaroujanLe Yertik est un dispositif architectural original que l’on retrouve dans les maisons villageoises d’Arménie et sur les territoires de l’est de la Turquie. Il se compose d’une structure en bois à éléments croisés destinée à ménager une ouverture dans le toit pour permettre l’évacuation des fumées du four creusé au centre de la pièce. Cette structure, véritable constante de l’architecture arménienne, fut reprise dans les grands palais, puis dans les porches d’églises à partir des IXe-Xe (…)
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Le M’Zab
3 octobre 2024, par Varoujan« Ce livre raconte une très vieille histoire d’amour entre un homme et une architecture. Comme tout le monde, dit Ravéreau, j’ai reçu la séduction de Ghardaïa avant d’en faire l’analyse. »
Manuelle Roche
Devenu un classique, cet ouvrage conserve toute la puissance de son message même si, comme le craignait son auteur, le M’Zab a subi depuis les attaques fatales de la « modernisation ». Ravéreau observe dès les années cinquante au cœur du Sahara une communauté en harmonie complète (…) -
Des mondes oubliés
16 février 2017, par Varoujan« Les amoncellements telluriques des rochers des Mandara, les infinies platitudes herbeuses du Logone renferment plus qu’une vie de travail. C’est comme si ces géographies excessives me devenaient autrement plus compréhensibles… »
En près de cinquante ans passés au cœur du bassin du lac Tchad, le géographe Christian Seignobos a vu son terrain et son métier se métamorphoser. Nourri par ce parcours, cet ouvrage rassemble un vaste corpus de dessins et de textes originaux, comme autant de (…) -
Humanités
2 octobre 2014Au départ il y a un fauteuil, style Louis XV, acheté chez Emmaüs. Il servira de support à un studio photographique improvisé et mobile. Promené à travers la ville dans plus de cinquante lieux différents, emblématiques ou territoires inconnus à explorer, il accueillera des familles dans toute leur pluralité qui viendront poser pour le photographe. Ainsi est née cette imposante série de 2013 portraits de familles, qu’elles soient traditionnelles, de cœur, d’amitié ou simplement (…)
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Le proche et le lointain
1er mars 2012La période postcoloniale a été marquée par des critiques de l’orientalisme et de l’anthropologie. Un genre est né. Il a pour objet la déconstruction de ces savoirs et le dévoilement de leurs présupposés idéologiques. L’observateur, le plus souvent anthropologue occidental, est observé par des auteurs appartenant aux sociétés qui ont été l’objet dominant de l’anthropologie. L’arroseur est arrosé. Dans ce travail, Hassan Rachik, s’inspirant des acquis de la sociologie de la connaissance, (…)
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Éloge de l’inconfort
1er août 2004L’inconfort est communément défini comme absence de confort. Mais cette opposition dépasse de loin la grammaire, et d’abord quant à l’origine des concepts : lequel des deux a précédé l’autre dans notre esprit et convient-il de considérer en premier ? Qu’il naisse ou non du sentiment de son absence, le confort est ainsi un phénomène historique, et n’existe qu’en tant que rapport à un état meilleur ou pire mais de même nature. Il ne saurait se concevoir dans l’absolu, étant seulement la (…)
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La maison kanak
1er octobre 1990