Collection Diasporales

Berdj Zeytountsian

L’homme le plus triste

L'homme le plus triste

Roman traduit de l'arménien par Robert Der Merguérian et Renée Meldonian.  

Collection : Diasporales
16,5 × 23 cm, 144 p., 2002.
ISBN 2-86364-105-0
Prix : 14 €

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Berdj Zeytountsian est né en 1938 à Alexandrie avant d’émigrer en R.S.S. d’Arménie. Il commence à écrire et à publier dès l’âge de quatorze ans.
Quelle que soit l’époque dans laquelle il situe ses personnages, l’auteur traite des thèmes qui lui sont chers : les rapports entre l’individu et le pouvoir, les problèmes relatifs à la puissance et à la morale, les relations entre la foule et l’homme, entre le peuple et le pouvoir. Depuis la publication de sa première nouvelle, dans les années cinquante, il a été le témoin privilégié de la vie littéraire et intellectuelle de l’Arménie. Par la finesse de son style, par son langage authentique, par la dimension universelle des thèmes abordés, il occupe une place toute singulière dans la littérature de son pays. Ses livres, qu’il s’agisse de romans, de récits ou de pièces de théâtre, ont été traduits en de nombreuses langues : russe, anglais, bulgare, tchèque, géorgien, hongrois, estonien, lituanien. C’est l’une des figures majeures de la littérature arménienne de la seconde moitié du xxe siècle.
Le roman L’homme le plus triste date des années soixante-dix, période marquée par une forte répression des intellectuels en Union soviétique. Berdj Zeytountsian s’est inspiré de cette réalité pour en faire écho dans son récit, reprenant le genre de la « fable soviétique ». La trame s’inspire de l’histoire de Robert Straout, héros du célèbre film Le prisonnier d’Alcatraz, qui réussit à dépasser sa privation de liberté en devenant un ornithologue réputé, reconnu dans le monde entier.
Ce roman allégorique vient confirmer l’idée selon laquelle la création humaine constitue la forme la plus parfaite de liberté. Si l’homme n’accepte pas de son propre gré l’esclavage, il ne sera jamais en état d’esclavage. Ni le totalitarisme, ni la répression, ni la prison ne peuvent rien devant l’imagination et la créativité.